Fabriquer un incubateur simple

Voici le résultat de la fabrication archi-simple d’un incubateur, avec des oeufs de plusieurs couvées de Basiliscus plumifrons. Il y en a un qui est en train de sortir de son oeuf…à vous de trouver lequel

En répartissant bien les oeufs dans la couveuse, on les répartit en même temps selon les variations de températures qui reignent dans l’appareil. Ainsi on omptimise des naissances en nombre similaire de mâles et de femelles.

Ca fait des années que nous utilisons ce type de couveuse avec un succès de près de 100%, et ceci pour plusieurs espèces…. lisez la suite pour voir comment faire.

Voici quelques photos de notre incubateur. De nombreuses techniques existent. Voici celle que nous avons mis en place chez nous. Le texte qui accompagne les photographies devrait vous aider pour mettre en place votre propre installation.

L’incubateur doit être un lieu chaud et humide, autant que possible vierge de microbes et champignons. Pour ce faire, nous avons récupéré une caisse styropore auprès d’une animalerie. En effet, ces caisses sont souvent utilisées pour le transport des poissons exotiques.

Percez 3 trous. L’un pour faire passer la sonde du thermostat, le second pour faire passer la sonde du thermomètre de contrôle, et le troisième pour faire passer le câble chauffant. Eventuellement vous pouvez ajouter un quatrième trou pour la sonde de l’hygromètre.

Placez 2 cm de couche de vermiculite humide. Vous en trouverez bon marché dans des magasins de bricolage où elle est vendue comme isolant dans des sacs de 100 litres à quelques euros. Veillez à ce que cette vermiculite ne soit pas traitée. Placez le câble chauffant sur la vermiculite, distribuez-le régulièrement.

Avant d’y placer les oeufs, rajoutez 10 cm de vermiculite humide au-dessus du câble chauffant.

Faites des essais avec votre thermostat avant d’y placer les œufs (prenez-vous y donc bien à l’avance). La sonde du thermostat doit être légèrement enfoncé dans la vermiculite (5 mm), comme s’il s’agissait d’un oeuf. Testez avec votre sonde de thermomètre la température à différents endroits pour vérifier que la chaleur soit bien distribuée. Si elle est mal distribuée, ajoutez davantage de vermiculite humide.

La température et l’hygrométrie nécessaires à l’incubation dépendent de chaque espèce.

Il est important de couvrir l’incubateur. Certains disent qu’il faut du noir absolu pour les oeufs. Ce qui est certains et que le couvercle permettra de maintenir l’humidité et la température relativement constantes.

Afin de changer l’air de temps en temps, vous ouvrirez la boîte 2 fois par semaine pendant 1 minute, et contrôlez les oeufs en même temps. Enlevez ceux qui ont un aspect flétri. Ceux qui ont des tâches de couleur marron-jaune risquent être en voie de pourriture. Tous les œufs marrons-jaunes ne sont pas mauvais, surtout pendant la dernière phase de l’incubation. Donc ne les éliminez pas, mais déplacez-les de sorte à ce qu’ils soient isolés des autres œufs et qu’ils ne les contaminent pas.

Afin d’éviter que la vapeur se forme en gouttes qui pourraient tomber sur les oeufs, collez une plaque de plexiglas sous le couvercle comme sur la photo ci-contre avec du silicone. Un tuyau plastique de plomberie permet de faire la pente.

N’hésitez pas à mettre une belle quantité de silicone, et de préférence blanche ou autre couleur, ainsi vous pourrez vérifier son état de temps en temps et recoller le tout le jour où elle s’effrite.

NE PAS OUBLIER que les œufs ne doivent jamais être retournés. Ils doivent être placés dans la vermiculite dans exactement le même axe qu’ils ont été pondus par la femelle. Toute rotation de l’œuf tue l’embryon.